Il trône dans l'air une odeur rance,
Amère, l'odeur de longues souffrances.
Le souvenir d'interminables errances,
De quêtes aveugles menées avec persévérance
A la poursuite d'une impossible délivrance,
Au fond de mon lit, me retient éveillé.
A la cloche de mon vieil esprit rouillé,
La trêve tant souhaitée n'est jamais venue sonner.
.
J'ai tant rêvé la douceur de ta peau,
Quelque chose de si beau.
Tout était clair comme de l'eau.
Sais-tu ? La saveur de tes soupirs,
J'aurais tellement voulu en rire.
Apprendre tes larmes, en mourir.
Je ne demandais qu'à te tendre la main,
Donner enfin un sens à demain,
Prendre tes maux comme on prendrait le train.
.
Je me suis perdu sur la grand route
Tant de fois en pleine déroute
Au fond du précipice,
Dans le plus grand supplice,
A chaque nouvelle cicatrice,
Ton image, comme mon ombre, m'a hanté
Et ne m'a jamais délivré.
Dis-moi, toi, mon adorée
Que dois-je encore endurer ?
.
Par plusieurs fois le long du monde,
J'ai parcouru des terres infécondes
Qui me rappelaient sans cesse
Tes divines, sublimes, délicates caresses
Et la douceur enivrante de ton sein
Ces relents de toi qui n'ont jamais été miens.
.
Tu m'as quelques fois sauvé,
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