(dixit Julie en cours de philosophie)
Je suis un caillou, un petit caillou, un joli caillou
Le petit Poucet m'a laissé tomber - il m'a oublié
Il a pris mes frères, il a pris mes soeurs
Et m'a laissé là, tout seul avec ma peur
Je suis un caillou, un petit caillou, un joli caillou
Je cherche un ami dans la poche de qui je ferai mon logis
Et comme mes frères, et comme mes soeurs, je serais content d'être avec un enfant Emilie Jolie
Tout ça pour dire qu'être humain est tout de même une belle aventure, même en période de crise boursière ou en pleine khôlle de
socio - quand on essaie de blablater sur la répartition des prénoms en France au cours de ce dernier siècle.
Alors évidemment, ce n'est pas facile. J'aid'ailleurstendance à oublier que c'est pourtant
ce que j'ai choisi. Oui, oui, j'ai bien demandé l'hypokhâgne BL du Parc en premier choix, l'année dernière. Mais c'est plus facile de se voiler la face, vous ne croyez pas ?
Je me souviens de ce que disait le poil de carotte du club manga à ceux qui osaient se plaindre d'être en S : " Vous avez signé, c'est pour en chier". Je crois qu'il avait foutrement raison. C'est
un peu déprimant - mais il faut bien faire avec.
Toujours est-il qu'il n'existe pas de remède miracle, ni à la fénéantise, ni à l'angoisse. Je prie simplement pour que vous me pardonniez tous mes états d'âme. J'ai conscience d'en faire un peu
trop, et d'être peut-être dans les dernières à avoir vraiment de quoi me plaindre. Alors je vous demande pardon pour toutes ces fois où j'ai simplement envie de tout envoyer en l'air (y compris moi
- sinon ça ne serait pas drôle).
Dans ces cas-là, pour sûr, vivre au fond de la poche de quelqu'un semble plus facile. Connaissez-vous cette impression
terrible, quand les visages qui vous font face ne vous reflètent plus ? Et en même temps, dire qu'on ne se sent pas à sa place est une connerie de lâcheté. Est-ce que quelqu'un se sent vraiment à
sa place quelque part ? Je ne crois pas.
Il faut juste apprendre à s'entendre respirer.
Et crier à ceux qu'on aime : me (re)garderas-tu ?
Dans l'espoir d'entendre une réponse positive.
Alors, le ferez-vous ?
J'ose même pas imaginer comme ça peut être chiant de ne pas te connaître.
J'ai tellement l'impression de me reconnaître en toi. Sûrement parce que je réagis de la même façon, aux mêmes étapes des choses. j'aime pas ce commentaire.
11 jours et tes bras c'est tout ce qui compte.
"j'ai parfois l'impression que sa vie n'a été qu'un prolongement de la vie de sa mère, un peu comme la course d'une boule de billard est le prolongement du geste exécuté par le bras d'un joueur."
Commentaire n°1
posté par
Tayou
le 18/10/2008 à 21h56
oh et je te (re)garde. C'est qu'il n'est pas vraiment possible de détourner les yeux du soleil, tu sais.
Commentaire n°2
posté par
Tayou
le 18/10/2008 à 21h58