Lundi 3 octobre 2011 1 03 /10 /Oct /2011 10:55

Le réveil fut relativement brutal à 7h45 le lendemain matin. Après un petit déjeuner (oeuf, riz, poisson séché - j'ai tout mangé même la tête n_n) japonais, nous sommes partis à 9h pour le Daikambo observation point.

 

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Ensuite, nous étions supposés aller au Mont Aso mais ce n'est qu'une fois arrivés là-bas que nous avons appris que les conditions ne le permettaient finalement pas (apparemment, il y avait trop de fumée, ce qui constituait un danger). En contre partie et comme très maigre consolation, nous avons eu 10 min à dépenser dans le coin, ce qui m'a permis de prendre cette photo stupide.

 

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Nous sommes alors partis pour la ville de Kumamoto, où nous nous sommes tout d'abord arrêtés pour manger un shabu-shabu, sorte de fondue chinoise à la japonaise (d'après wikipedia :p)

 

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Le principe étant de mettre tous les légumes dans le bol à droite (sous lequel une flamme est allumée), puis de les tremper dans la sauce en bas. (Bien sûr, du riz se cache sous le couvercle bleu) :p Les autres avaient bien évidemment de la viande là où j'avais quelques tempuras.

Le temps de finir ce festin, il était déjà temps de partir pour le château de Kumamoto, où j'aurais dû prendre beaucoup plus de photos (mais je n'avais plus de batterie).

 

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On pouvait monter tout en haut de la grande tour et ainsi avoir une vue magnifique de Kumamoto n_n.
En descendant les escaliers interminables, le japonais qui était derrière moi m'a demandé d'où je venais et m'a parlé un peu français, m'expliquant qu'il avait eu une petite amie marseillaise - comme quoi soit c'est les cheveux, soit les japonais ne sont pas du tout comme on pourrait les imaginer... soit les deux ^^)

Nous avons aussi pu assister à une démonstration de ninja....

 

 

(Avec, en bonus, Akira : "hé ! ça, Takuya peut le faire aussi, non ?", si je ne m'abuse)

Après toutes ces émotions, il était temps de rentrer au Kaikan (résidence internationale). Après deux heures de route, nous sommes arrivés chez nous vers 6h, 6h30. Voilà, c'était mon premier voyage avec le JTW ! =D

Par Nao - Publié dans : Japon.
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Dimanche 2 octobre 2011 7 02 /10 /Oct /2011 10:55

Le réveil fut quelque peu difficile mais tous les élèves du JTW étaient tous là à l’heure (ou presque) ce dimanche 2 octobre pour le départ en bus à 9h15 de la résidence internationale.


(Le bus, pris en photo le lendemain)

 

Là-dessus, ayant été les derniers à monter, une surprise attendait cinq français sur six (dont moi) : la joie du siège dépliable entre les rangées ! (places que nous garderons malheureusement toute la première journée).




 
Au premier arrêt après une heure de route, alors que nous formions plusieurs petits groupes devant le magasin, notre petit trio de frenchie s’est fait abordé deux fois par des japonais. D’abord par deux jeunes hommes qui sont venus plus ou moins nous draguer (je n’ai pas *tout* compris mais l’un d’eux m’a demandé si j’avais un copain, si j’étais mariée, et je crois qu’il a voulu me proposer son copain, mais là-dessus j’ai un doute xD), ensuite un groupe de japonais qui devaient eux aussi venir visiter la région (car ils voyageaient en car). Comme quoi, le cliché qui voudrait que les japonais ne viendront jamais parler à des étrangers me semble définitivement erroné !

Après une deuxième heure de route, nous sommes arrivés aux chutes Ryumon, après avoir applaudi le conducteur du bus pour sa prouesse (nous avons calé dans un virage, et reculé au démarrage... mais vous auriez dû voir l'étroitesse des virages et l'inclinaison de la route...) Là, je vais laisser les images parler.







(Camille, Margot, Thomas... et un petit bout du pull rose de Sophie :p)


(Un bout de Haewon, Tova, Camille, JooHee, Takuya, Margot et euh... moi)

 

Nous y avons pris un repas (que j’ai oublié de photographier, mais qui n’était pas excellent pour tout vous avouer) entre végétariens. Je ne suis en effet pas la seule à ne pas manger de viande, nous sommes cinq ou six.




Nous nous sommes ensuite rendus au Kokonoe Yume Ootsuribashi, une sorte de pont pour piétons absolument immense. Là aussi, difficile de faire mieux que de vous laisser tout simplement profiter des images. Petite note tout de même : le pont bouge un peu sous nos pieds.










(Sophie et Thomas à l'arrivée)



(JooHee, Haewon, Sophie, SoYeong et... moi)



 

Et après ça nous avons repris le bus jusqu'au Kuju Training Center for National Universities (d'après mon programme :p), où nous avons pu faire une petite balade autour d'une source chaude (qui était très sympa, si ce n'est pour l'odeur d'oeuf pourri...)




Et puis, nous avons eu notre premier "cours"/discussion sur l'ajustement culturel.

 


(Joel, apparemment heureux de se retrouver assis à un bureau :D)


(Et Margot et Sophie, heureuses d'avoir reçu en cadeau

deux oeufs de japonais qui les faisaient cuire dans la source).


(Et photo illustrant la puissance des climatisations japonaises... Ils sont fous !)


Après avoir mangé un repas (pas trèeees bon), nous avons eu du temps libre pour faire du sport/aller au onsen.



(Des hommes en plein effort... autant vous dire que moi je suis restée sur le côté xD)

 

Au bout d'un moment, lasse de regarder les autres s'exténuer à jouer au badminton/basket/ping pong, je suis partie avec les françaises au onsen... Ce fut un moment assez cocasse !

En fait, quand nous sommes arrivées au onsen, on s'imaginait que les douches étaient séparées du bain en lui-même... pas du tout ! On a ouvert la porte pour voir et on s'est retrouvé avec deux japonaises (membres du staff du JTW)... complètement à poil, évidemment. OH, CHOC ! J'ai cru qu'on n'allait pas y arriver mais Margot et Sophie se sont lancées en premier et, quand elles sont entrées dans le bain, Camille et moi nous sommes décidé à passer à la douche.

En gros, il fallait donc se déshabiller dans une sorte d'anti-chambre des bains, s'entourer de sa serviette et passer la porte pour se retrouver dans une petite salle avec le bain à gauche et des petits robinets de douche sur la droite. Il fallait ensuite s'emparer d'un minuscule tabouret en plastique, s'installer dessus, enlever la serviette et se laver. C'était plutôt comique car quand nous sommes entrées, les deux japonaises s'en allaient, c'est-à-dire qu'elles repassaient rapidement sous la douche une dernière fois avant de sortir... Et autant vous dire qu'elles ne sont pas du tout complexées !

Au final, le plus dur c'est de ne pas savoir où poser son regard quand l'autre est debout en train de faire sa toilette, pas du tout gêné par sa nudité. Après avoir gloussé de panique, Camille et moi avons réussi à passer l'épreuve de la douche à poil, cul nu sur le tabouret, et sommes allées rejoindre Sophie et Margot dans le bain (encore une fois, c'était dur de laisser tomber la serviette pour rentrer dans l'eau...) MAIS NOUS L'AVONS FAIT !

Une chance que nous ayons été toutes les quatre, et toutes seules.


(Ma serviette -rose-, celle de Camille -jaune-

et celle de Margot -bleue-, très joliement assorties, en train de sécher)

 

Après toutes ces émotions nous avons encore eu du temps libre pour faire un peu plus la connaissance des autres étudiants. J'ai pu parler avec les coréennes de K-POP, c'était sympa :) Après, nous sommes allés siroter du thé (à volonté) en bas et nous avons appris plein de jeux coréens :p (A savoir que quand on perd à ces jeux, on se fait généralement taper dessus xD)

 

Et puis, minuit venu, il était temps d'aller nous coucher. Nous étions trente filles dans la même salle (le reste étant dans des plus petites chambres séparées)



Par Nao - Publié dans : Japon.
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Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 10:53

Bon... Aujourd'hui, je n'ai vraiment pas fait grand chose xD

Déjà, je me suis réveillée à 13h Oo. Puis une 1/2 heure plus tard Camille est venue toquer à ma porte parce qu'on avait dit qu'on irait prendre des okonomiyaki et qu'elle avait la dalle ! xD

Donc, au premier étage du centre commercial, il y a un petit restaurant qui faisait ça. :)

 

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(J'avais commencé à manger avant de me rappeler de prendre une photo xD
Ca m'a coûté 390 yens)

 

Après on s'est achetés des serviettes pour demain (on part en voyage avec les gens du JTW).

 

Et on a vu un truc trop cool :

 

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(Sérieux, je voulais y rentrer maais booon xD)

 

Ah oui et puis ! Pour illustrer le fait que le Japon est vraiment un pays sûr...
Je voulais vous parler du vélo abandonné. Appelons-le Jacques.

 

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Jacques est posé là depuis la veille de notre arrivée. Jacques est un beau vélo, pas abimé, tout a l'air de fonctionner. Jacques est là, à côté de cet arbre, en face du centre commercial EION, immobile, attendant le bon vouloir de son maître. Mais le maître de Jacques ne vient pas le chercher. Jacques est pourtant fidèle au poste...

Mais, surtout, Jacques n'est pas attaché.

 

Jacques voit sûrement passer des dizaines de personnes toutes les heures, mais il ne s'en va pas. Jacques est totalement libre mais personne ne vient le prendre, personne ne l'enfourche, ni vu ni connu je t'embrouille. Ah, si Jacques était en France, les choses seraient bien différentes...

 

EDIT:TROIS JOURS PLUS TARD, JACQUES A FINALEMENT DISPARU!
Nous ne saurons jamais si le maître est finalement venu le chercher ou s'il ne faut pas trop pousser la discipline japonaise non plus.

 

Bon. Sur ce, je vous laisse. Il est minuit et demi et j'ai rdv demain à 8h40 avec les gens du JTW. :)

Par Nao - Publié dans : Japon.
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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 10:52

Ce jour-là, nous avions rendez-vous à 10h30 à l'université avec des tuteurs japonais (mais pas la mienne, parce qu'elle avait cours) entre français pour aller faire notre demande de "alien registration card" au ward office. Ce fut donc l'occasion de faire la connaissance de Sophie, qui n'habite pas avec nous parce que, si j'ai bien compris, elle habite un appartement en ville avec son copain, et de sympathiser davantage avec Margot, qui vient de Grenoble. :)



Margot et Camille, alors qu'on attendait la venue des garçons en bas de l'immeuble (Thomas et Beo, le garçon chinois de la veille qui devait venir avec nous aussi) qui étaient en retard :p (d'ailleurs ce n'est pas juste parce que Thomas est finalement parti en vélo et est arrivé avant nous qui, ayant raté le bon bus, sommes arrivées avec 10 min de retard... ce qui ne le fait pas.)

Bon. J'ai pas pris de photo des bureaux. Sachez juste que c'était assez long, assez chiant. Bref de la paperasse d'administration... Par contre pendant qu'on attendait pour faire la demande de sécurité sociale japonaise, Reiko est arrivée ! Ses cours étaient terminés. Une fois les demandes faites, on est allés manger dans un petit truc au sous sol de l'office.


(Je suis désolée mais je pense vous mettre toujours des photos de ce que je bouffe.
Tout ce plateau coûtait 450yens)

 

Après ça on s'est baladées et on est allées voir le grand temple pas loin de là.


Et même à cet endroit-là, du franponais !








La bequille d'arbre :)


Nous avons toutes fait notre petite prière. :)
Petite leçon du jour : comment faire sa prière :
- Tout d'abord, jeter une pièce. Si possible une pièce de 5 yens, car cela se dit "goen" (五円 -> cinq yens), soit comme ご縁 (le kanji 縁 signifiant lien, relation), et qu'elle est supposée porter bonheur.
- Puis faire une courbette deux fois.
- Puis taper dans les mains (la pointe des mains vers le haut et les doigts serrés.
- Refaire une courbette.
- Faire sa prière (avec les mains l'une contre l'autre comme précédemment)


(La pièce)

 

J'ai ensuite acheté deux/trois babioles à la boutique de temple.

Un omamori (porte chance) pour mes benkyou (mes études).

J'ai appris au propos de ces choses qu'elles ne sont valables qu'un an !


Et des petites clochettes à l'effigie des signes de l'horoscope chinois

(cheval en haut, vache en bas - on se demande pour qui j'ai acheté celui-là...)

 

Après ça les japonaises sont parties (sauf Reiko), puis Sophie aussi. Reiko a emmené les trois restantes dans un grand magasin où j'ai pu acheter un convertisseur de prise (QUI MARCHE) et une balance (because I'm such a girl). :p Elle nous a quittées devant l'arrêt de bus et nous sommes rentrées sans encombre.

Le soir, on a retrouvé des gens du JTW (mon programme) pour essayer de se faire une soirée. Ca a été un peu chaotique, parce que le groupe était trop nombreux. On a finalement fait deux mauvais choix de groupes à suivre et ça s'est soldé par un échec. En plus de ça vous connaissez ma patience... J'ai cru que j'allais péter un câble dans les rues japonaises !

Je vous explique un peu. Au début le plan était d'aller boire dans un bar à 15 min de la résidence, mais quelques personnes ont proposé d'aller à Tenjin (le centre ville) et on a cru que tout le monde était ok. Sauf que, au moment de traverser une passerelle (les japonais en ont construit partout pour traverser les grandes rues, c'est assez pratique), le groupe s'est divisé entre ceux qui partaient pour Tenjin et ceux qui allaient dans un bar. On a suivi ceux de Tenjin, qui partaient en métro.

Donc bon, là dessus, gros bug à l'entrée du métro pour essayer de comprendre à quelle heure était le dernier (10h ? 11h ? minuit ?). On finit par comprendre, puis sur la voie Camille demande à une japonaise comment aller à Tenjin. Elle nous répond qu'elle y va aussi, qu'il faut qu'on fasse comme elle. Ok. :) Le problème était qu'il y avait comme un chef de meute dans notre groupe qui avait l'air de savoir ce qu'il faisait alors qu'en fait... pas du tout xD. Bon du coup je sais maintenant qu'il faut changer de métro une fois... mais je ne sais pas à quel arrêt.




Et après, une fois arrivés en ville, c'était juste ingérable... Il y en avait des trop stressés, ils voulaient rentrer en bus, ils avaient peur de se perdre, de rater le dernier bus, d'aller trop loin... Ils stressaient pour rien ! Du coup y'en a trois qui nous semés et sont partis tous seuls...

En plus quand ils ont compris que ça me faisait chi** ils ont essayé de s'excuser et ça m'agaçait encore plus xD. Du coup on a fini par rentrer sans rien foutre, même si ce n'était pas le dernier bus (après que j'ai craqué et ai demandé le chemin dans un combini -"convenient store" magasin couvert 24/7- avec une autre fille du JTW).

Une fois rentrés, on est allés s'acheter des bières au EION (on est heureusement arrivés 5min avant la fermeture) et on est allés les boire dans le petit parc en face.



(Quand on sait que les trois qui nous ont semés sont allés clubber et ne sont rentrés qu'à 7h du matin après une nuit de fous...
Et que ceux du bar ont fini dans un karaoke avec des salarymen -hommes habillés en costume pour bosser, la plupart du temps en entreprise-... ça fout un peu les boules xD)

Enfin, on se rattrapera ! :)

Par Nao - Publié dans : Japon.
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Jeudi 29 septembre 2011 4 29 /09 /Sep /2011 10:52

Aujourd'hui fut une journée plus calme, dans un sens. :)
(Et je n'ai pas pris beaucoup de photos.)

On a commencé la journée avec Camille en allant à la poste pour payer la location des draps/futon. Grâce au plan que nous avait donné l'administration à l'arrivée, c'était vraiment facile de la trouver. Elle est à cinq minutes tout au plus de là où on habite. Pour y aller, il fallait sortir de la résidence par l'entrée opposée à celle qui mène vers le centre commercial et l'arrêt de bus, donc on a vu une partie qu'on n'avait encore jamais vue de notre voisinage. Ca a l'air assez calme, RAS. Sauf une école primaire en face, en fait. Mais c'était mignon, les enfants jouaient au loin. (Le mot important étant ici le "loin").

Une fois le premier moment de panique passé (mais c'est où qu'on paaaayyyeeeeuuuh ?), on a fini par percuter que l'endroit pour payer c'était en fait les ATM et qu'ils étaient de l'autre côté de la poste. Une fois au bon endroit, on s'est retrouvées un peu con devant les grosses machines... une dame qui travaillait là a vu qu'on avait besoin d'aide et, tout en nous parlant en japonais alors qu'on n'y captait pas grand chose (rien, quoi), sinon qu'elle parlait en keigo (forme polie et compliquée), elle nous a guidées dans la manoeuvre. Enfin elle a guidé Camille, parce que moi j'ai fait une crise de toux monumentale et j'ai dû sortir parce que c'était intenable. J'ai fini par prendre une bouffée du truc contre l'asthme de Camille et c'est allé mieux. Un de ces quatre je prendrai des photos des ATM et je vous expliquerai comment ça marche. :)

Après ça, on est allées faire encore un petit tour à EION (le grand magasin à côté) pour voir si par hasard ils n'avaient pas des trucs pour convertir les prises... mais non xD. Cela aurait été bien trop beau !


Par contre on est passées à côté de choses bizarres et non identifiées :

 

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  ?

 

Bref le temps qu'on fasse tout ça, l'heure du rendez-vous avec tous les autres étudiants du JTW arrivait, donc on y est allées directement (sans manger, parce qu'on pensait que peut-être on allait le faire tous ensemble... que nenni !). A partir de là, on a tous pris le bus et on est tous allés à l'université. Si je ne me plante pas, c'est donc le HAKOZAKI campus :) Qui est juste à côté de l'aéroport. (détail - on entend juste très bien les avions...)

 

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Bon. Là dessus on a passé cinq heures et demi assis à écouter la présentation du JTW. Entre deux ou trois trucs assez primordiaux, il y a eu pas mal de rabâchage de trucs qu'on avaient déjà entendus... donc on a un peu enculé les mouches, quoi xD.

Après ça en rentrant, on est allées (Camille et moi) ENCORE UNE FOIS au EION, pour trouver un repas du soir pas cher (donc on sait qu'à 7h, il y a déjà des bons deals). J'ai acheté un truc pour me rappeler la France...

 

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Et oui ! KAMANBEERUCHIIZU !

 

Ah et j'ai craqué... j'ai acheté pour goûter des pâtisseries.
Parce que c'était mignon n_n.

 

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Voilà. Regardez-le dans les yeux et dites-moi qu'il n'est pas mignon. <3

 

Et puis un chou à la crème comme dans Zettai Kareshi xD

 

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Voilà. Maintenant je voudrais Mizushima Hiro pour aller avec, s'il vous plaît :)

 

Bon sinon après ça on a pas mal discuté, d'abord entre français puis en anglais avec un chinois qui habite pas loin (comme quoi c'est vraiment sympa de partager les cuisines ^^). Vous voulez que je vous avoue tout ? Je suis une bille en anglais à l'oral... sauf quand je parle Harry Potter....
Et quelque part, ça me fait peur.

See you tomorrow!

(Enfin pour ceux que ça intéresse... c'est à dire peut-être ma mère, si j'ai de la chance.)

 

Par Nao - Publié dans : Japon.
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Mercredi 28 septembre 2011 3 28 /09 /Sep /2011 10:51

Alors... comme prévu Reiko est venue me chercher ce matin et m'a emmenée voir le centre de Fukuoka :)

 

J'ai donc pris le bus japonais pour la première fois ! A Fukuoka, m'a dit Reiko, les transports en commun sont gérés par une entreprise privée, ce qui fait que les prix sont hyper élevés. Genre là, le trajet coûtait 360 yens (3,6€ ?) ce qui est quand même un petit peu abusé ! Apparemment les abandonnements mensuels sont de 70€... Franchement, ça te fait voir la TBC sous un jour beaucoup plus clément !

 

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(Le bus, où le silence est roi)

 

Sachez d'ailleurs que quand on monte dans un bus japonais, il faut prendre un ticket que distribue la petite machine rouge. Dessus, il y a un numéro et il faut regarder sur le tableau à côté du conducteur pour savoir combien il va falloir payer. Chaque numéro correspondant à un montant différent, donc.

 

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La première boutique qu'elle m'a montré, c'était évidemment un 100yenshop. C'est comme tout à deux euros... sauf que c'est qu'un seul euro xD. Voilà mes principaux achats :

 

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Mes petits verres kawai n_n

 

Ah et sur les mugs du magasin j'ai vu mes premiers mots de franponais.
A part un hui à la place d'un lui, il n'y avait pas trop de fautes... A la limite juste des maladresses :)

 

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Mes éponges... sérieusement je veux les mêmes en France. x)

 

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Et un truc pour faire le ménage parce que je ne lui ai pas résisté.

Je suis FAIBLE.


Ah oui et j'ai aussi acheté un rideau de douche, une brosse à chiottes et un tapis de toilettes parce qu'il n'y avait strictement rien. Donc, ma salle de bain (que vous mourrez d'envie de voir, j'en suis sûre...)

 

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Ce n'est pas du tout étroit ! Non non c'est une illusion d'optique.
En vérité je peux tout à fait me retourner.... (-__-')

 

Sinon, un des trucs vraiment sympas de Fukuoka, c'est l'architecture. Je veux dire... Rien ne va avec rien. Ce n'est pas harmonieux du tout. Mais en fait c'est ça qui est cool, parce qu'on ne sait jamais ce qu'on va trouver à tel ou tel coin de rue.

 

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Pour déjeuner, Reiko voulait m'emmener dans un restaurant où elle était déjà allée avec sa mère deux fois, mais elle a perdu son chemin et n'arrivait pas à le retrouver :( Après de nombreux détours, elle a fini par demander à des grands mères qui faisaient signer une pétition contre le nucléaire dans la rue le chemin et on a fini par trouver !


J'ai ainsi pu manger une omelette au riz ! (OMORAISU) :) (qui était une tuerie... et qui coûtait 500 yens avec sa petite salade... 5€ quoi merde n_n)

 

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A savoir qu'on a eu les boissons gratuites ! En fait le serveur, en venant servir nos verres d'eau, a demandé à Reiko d'où je venais. S'en est suivi une petite conversation sur le fait que je venais de France, que j'étais là pour étudier. Là dessus il dit "ah mais alors elle ne comprend pas le japonais" et moi "si si je comprends un peu" :) "ahh sugoi!" et quand Reiko a précisé que j'étais arrivée la veille, elle a dit en riant un peu qu'on pourrait avoir une boisson pour fêter mon arrivée... et à sa surprise, il a dit ok ! :) Il a dit qu'il voulait apprendre l'anglais et qu'il fallait que je revienne, en gros...

Et franchement, je dis oui... Sauf qu'il va me falloir un moment pour retrouver le chemin du restaurant, sachant qu'il est au 3ème étage d'un immeuble et qu'il faut réussir à voir l'écriteau en bas ! xD Et puis avec cette manie qu'ont les japonais de ne pas donner de nom à leurs rues... ^^

Ensuite...

 

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Mes premières lycéennes!

 

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DU FRANCAIIIIS ! (En fait y'en a vraiment partout)

 

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Ah oui, aussi ! Il y avait un event dans la rue. Honnêtement, je n'ai pas très bien compris de quoi il en retournait, à part qu'on pouvait se faire prendre en photo avec deux très jolies créatures. On s'est rapprochées, un type nous a refourgué un ticket dans la main (n°20) et après on a entendu une annonce comme quoi ça s'arrêtait au numéro 20 (RAKII DA NE !) Donc voilà, je pense qu'ils étaient contents de chopper une étrangère pour une photo choc :) (y'avait des photographes et la télé, m'a dit Reiko oO moi je n'ai pas vu de caméra... par contre, il y avait des photographes)

 

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(La classe)

 

Bon, voilà voilà en gros. Je vous passe les détails mais j'ai voulu acheter un adaptateur pour ma prise et je me suis plantée xD Donc demain rebelotte, et là c'est la gentille Camille qui m'a prêté le sien pour que je geeke un peu avant d'aller au dodo. J'ai aussi acheté un réveil pour essayer d'être à l'heure....

En rentrant, je suis allée voir Camille et ensemble on est montées voir les deux autres français qui sont au 3ème étage :) On est tous allés faire des courses ensemble (petites courses, juste de quoi bouffer demain matin et le soir-même - j'ai mon pain et ma confiture je suis parée xD) J'ai acheté un MELONPAIN pour goûter, aussi. C'est space mais pourquoi pas ma foi !
Ah oui et comme on est allées faire les courses le soir, juste avant la fermeture (à 22h) on a pu profiter des derniers rabais de la journée. Du coup j'ai mangé pour quelque chose comme 2€ un bento assez conséquent. ^_^

Pour tous ceux qui me connaissent assez bien, il faudra aussi me féliciter parce que j'ai demandé un truc à un vendeur !!!
Genre je suis allée vers lui et j'ai demandé "eto... onegai shimasu... sara arai no soopu wa doko?" et évidemment je suis tombé sur un vendeur qui n'a pas lâché UN MOT xD il a juste levé la tête de dessous sa longue mèche de cheveux un peu gras, s'est levé et est parti en montrant un truc et nous a menées devant le liquide vaisselle en le pointant du doigt et puis nous a plantées là après que je lui ai fait ma petite courbette et dit un bon "ARIGATOOOUUUU GOZAIMASUUUU" x) Que d'émotions pour moi ! ^^

Ah oui et je voulais juste vous montrer ma carte de fidélité au magasin derrière chez moi. A savoir que j'ai mis de l'argent dessus et que je paye avec... Et figurez-vous qu'elle aboit quand l'argent est débité.
Sérieusement.

JE KIFFE !

 

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WAON !

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Mardi 27 septembre 2011 2 27 /09 /Sep /2011 05:20

Le trajet

 

Après avoir savouré la vue de Davann et Anaïg courant après le train qui m'emmenait au loin, j'ai passé pas moins de 5h30 à aller jusqu'à Paris Charles de Gaulle. Le trajet n'étant pas assez long, la SNCF s'est fait une joie de nous rajouter un petit retard de 30 minutes, c'est gratuit et ça fait plaisir =D.. (mais nous nous plaignons pas de la SNCF, ce n'est pas le sujet)

 

Dans le train, Camille avait fait la connaissance d'une fille à côté qui allait en Australie et elle nous a accompagnées jusqu'à l'aéroport, mais nos terminaux étaient différents. C'était tout de même bien sympa d'arriver dans l'aéroport à trois. :)

 

A part le passage franchement chiant du change et de mes cartes bleues qui ne marchaient pas, j'ai quand même réussi à récupérer 22 000 yens. Je stressais à mort parce que du coup je n'avais rien pour payer un excédent de bagage. Heureusement, on est tombées sur un type super sympa à l'aéroport donc tout allait bien ! Comme quoi c'est bien d'être deux jeunes (et magnifiques bien sûr) gonzesses, ça rend toujours les choses beaucoup plus faciles ! :p Il a fermé les yeux sur mes 25,8kg et on a embarqué sans problème.

 

L'avion n' était pas mal, franchement je m'attendais à bien pire, vu le prix, quand même assez raisonnable. Bon. Evidemment, on est tombées sur la seule hôtesse du vol qui ne souriait pas... (enfin apparemment, pas aux occidentaux en tout cas, parce que je l'ai vue être toute douce et charmante avec les coréens devant nous -_-') Elles nous ont distribué des casques, avec lesquels on pouvait donc écouter de la musique préenregistrée et regarder la télé personnelle dans le siège en face. J'étais toute contente d'écouter I'm the best des 2NE1, puis les 2PM et les KARA. Genre ouaaais de la KPOP ! Mais j'ai attendu et encore attendu, SHINee n'est jamais venu..

 

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(La photo stupide, parce que ça fait toujours plaisir.)

 

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(Camille, ma compagne de galère)

 

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(La chose coréenne que nous avions en guise de repas - pas mauvaise du tout

Attention au piment !)

 

Bon bref, entre le temps des repas et le sommeil imposé au final je n'ai pas trouvé le vol si long que ça. On est arrivées à Seoul sans encombre. Incheon a vraiment l'air super beau, on n'en a vu qu'une petite partie mais c'était classe. Evidemment, je n'ai pas pris de photo. Bref. Bon donc après, le dernier vol, super rapide (1h10) et on atterrissait à Fukuoka. Note : l'aéroport est limite *dans* la ville, c'était space. Et la piste devait être courte parce que je n'ai jamais été dans un avion qui frenait aussi fort. Pendant un léger instant, j'ai cru qu'on avait comme un sérieux problème... mais en fait non.

 

Je vous passe les détails de l'immigration, c'est un peu chiant mais c'est vite fait. Les bagages récupérées, on a vu un stand (enfin Camille a vu, moi c'est bien connu je ne vois rien xD) avec écrit "KYUSHU University" et deux ou trois personnes devant. Quelque chose comme 15 minutes plus tard, on prenait la navette, dans laquelle j'ai commencé à sympathiser avec une coréene et un texan. La coréenne a cours avec nous donc j'espère pouvoir m'en faire une amie :)

 

La chambre

 

On est donc arrivées à la résidence internationale où nous attendaient nos tuteurs (Reiko pour moi) et où des gars (étrangers eux aussi) nous ont expliqué le fonctionnement de 2/3 trucs comme les poubelles et nous ont donné les clefs et un sac rempli de : sacs poubelle, PQ, draps et rideaux.

 

Arrivée dans ma chambre, la première chose que j'ai fait c'est de manquer de peu de me casser la gueule sur la marche, évidemment. Cela dit, je trouve ça vraiment super cool, cette petite marche. Reiko a ouvert le sac et on a tout de suite mis les rideaux, parce qu'étant au rez-de-chaussée les gens peuvent me voir. Il faut que je fasse attention :) La chambre est vraiment plus sympa que ce je croyais.


Voilà ce que ça donne (avec mes affaires) :

 

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(Depuis l'entrée)

 

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(La chambre en elle-même)

 

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(La vue depuis mon petit balcon)

 

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(Mon bureau, obviously)

 

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(Et le grand réfrigérateur !) :)

 

Reiko m'a offert une plante en guise de cadeau de bienvenue, ce qui est quand même la classe. Je vous présente donc Spartacus !

 

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(Spartacus)

 

La première soirée

 

Après ça Reiko m'a emmenée voir une sorte de centre commercial, EION, qui est à juste 5 min à pieds derrière chez moi. On y a mangé des tempura, c'était trop bon et ça ne coûtait que 780 (en gros 7€80 quoi)

 

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(Info n°1 : De la soupe miso se cache dans le bol.

Info n°2 : le riz est à volonté)

 

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(Reiko et moi)

 

Reiko est vraiment adorable. Elle revient d'un an d'échange en Suède, et du coup son anglais est bien meilleur que le mien ! Ca rend les choses assez faciles pour moi :p

On est ensuite rentrées et elle m'a donné rendez-vous pour le lendemain à 10h.

 

La suite au prochain épisode !

 

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Dimanche 22 février 2009 7 22 /02 /Fév /2009 17:13
[Ecrit pour Evi.]


Elle dit
je suis désolée c'est toi que j'ai choisi.
Et sa voix tremble un peu. Juste un peu.

Elle dit

cela aurait pu être quelqu'un d'autre, pas n'importe qui mais, c'est vrai, cela aurait pu ne pas être toi, après tout. Tu pourrais être ailleurs, juste là en ce moment précis, et moi aussi. Hasard ou fatalité, c'est toi, pourtant – seulement toi et aucun autre. Et oh, si, je suis désolée...


Elle dit

tu sais, j'ai la tête qui tourne alors pardonne-moi si mes mots ne sont pas bien droits, si toutes mes phrases vont de travers, j'ai juste besoin de te parler parce que ça fait trop longtemps que je ne le fais plus – c'est comme si je l'avais oublié, un peu comme on oublie de faire du vélo – ce que je veux dire c'est que même s'il y a des automatismes cachés dans un coin poussiéreux de nos têtes, ce n'est pas si facile... c'est juste, quand tu n'es pas monté sur deux roues depuis longtemps, au début tu vacilles un peu, non ? Le temps de retrouver tes marques. Et bien tu vois, c'est un peu ça, c'est ce moment-là, comme si je me souvenais à peine des mots, comme si je me souvenais du sens – il faut le temps de se remettre sur les rails.


Elle dit

il y a eu un temps où tout était facile, mais il me semble tellement loin que même son goût me demeure à présent inaccessible. Je ne sais plus comment faire pour me lever et vivre une petite vie normale. Regarde-moi et dis-toi que celle que tu vois n'a que vingt huit ans alors qu'elle en paraît quinze de plus, tu comprendras qu'il fallait bien que tout ce que j'ai vu se marque quelque part, dans les rides précoces d'une peau ternie trop tôt – il y a des choses, comme ça, il faut apprendre à survivre avec, tu ne peux pas leur tourner le dos. La mort des hommes en fait partie, leur mort leur mensonge et leur souffrance. Leur torture, aussi.


Elle dit

regarde, j'ai les mains sales, non, ce n'est pas vrai, c'est encore un mensonge, ce ne sont pas mes mains qui sont sales mais moi, sans distinction, tout en moi est sale tu vois, pourquoi juste les mains ? C'est stupide, on dit toujours ça, comme si tous nos vices trouvaient refuge dans le relief étrange de nos paumes, dans les courbes de notre ligne de vie accidentée – quelque part par là. Mais c'est faux, en réalité, nos immondices ne se cachent nulle part, c'est juste que personne ne sait les voir.


Elle dit

tu es mignon, je suis désolée. Quel âge tu as, la petite trentaine ? Quelque chose comme ça, sûrement – tu es plus vieux et pourtant, tellement plus jeune. Mais as-tu vu la guerre ? Je ne te parle même pas de celle des premières lignes, plutôt des dernières. As-tu jamais vu ces guerres dont personne jamais ne parle, où les adversaires restent irrémédiablement humains ? A l'un contre un. As-tu jamais vu, pris part à cette guerre nécessaire, sans laquelle la victoire serait impossible ?


Elle dit

oui, ce sont des meurtres. Ils me regardent quand je les tue et je vois dans leurs yeux tout ce que leurs lèvres taisent.


Elle dit

ce qu'ils semblent dire, à ce moment-là... je ne te le dirai pas.


Elle dit

et je me suis posé la question, j'ai cherché la réponse et c'est la seule qui me soit jamais venue à l'esprit – ironique, non ? Mais tu ne saurais pas me dire, toi non plus, comment doit-on faire pour retrouver notre innocence. Et ce n'est pas juste, mais il fallait quelqu'un – il fallait ce quelqu'un pour faire ce que je veux que tu fasses, aujourd'hui.


Elle dit

oui, c'est injuste, vraiment injuste. Mais nous vivons dans un monde cruel, tôt où tard il fallait bien que tu l'apprennes, toi qui sembles sorti d'une pub pour je ne sais quelle grande marque avec ton costume fraîchement repassé et ton sourire éclatant – enfin, ce n'est pas vraiment que tu sois en train de sourire. Je ne t'en blâme pas, je comprends très bien qu'avoir un révolver pointé entre les deux yeux ne soit pas particulièrement engageant. Et pourtant, tu ne pleures pas, tu ne gémis pas et cela aussi, cela me plaît énormément. Tout à l'heure, oui, au moment où je t'ai choisi, tu avais l'air heureux, insouciant – en un mot, ignorant. Tu étais là dans ce café désert devant ton verre en plein milieu du jour, je me suis dit que ce serait toi.


Elle dit
vraiment je suis désolée...

Elle dit

c'est cette innocence, vraiment, elle me hante, je n'ai pas de souvenir clair d'elle, j'ignore si je l'ai jamais embrassée mais c'est comme si... comme si quelque part je la connaissais, malgré tout, comme si je voulais la retrouver, encore une fois, une dernière fois, ne plus me sentir coupable. C'est cette culpabilité, aussi, c'est vrai, cette affreuse réalisation de ce que j'ai fait et qui ne peut être effacé. Jamais effacé.


Elle dit

non, tout cela ne partira jamais – il y a ces corps, ces larmes, ces feux jamais éteints, ces destructions, ces cris, ces suppliques « ne me tue pas, ne me tue pas » - comment cela pourrait-il partir ? - les yeux de cet enfant alors que j'interrogeais ses parents, les sanglots et la haine... Je n'en veux plus, je n'en veux plus voilà tout il est trop tard et ma vie s'est finie quand j'ai oublié d'être humaine - maintenant il ne reste plus qu'une seule chose à faire – une toute dernière chose.


Elle dit

ceci est un révolver Colt Anaconda, 44 magnum. Chargé. Il faut juste presser la détente. Ce n'est rien du tout, je le jure, il faut regarder ailleurs et appuyer, le coup partira tout seul.

Et elle pose l'objet étrange sur la table.

Elle dit
je suis tellement, tellement désolée...

Elle dit
mais si tu ne tires pas, c'est moi qui vais tirer.

Elle dit

vraiment, si tu ne tires pas, c'est moi qui vais tirer, je te jure que c'est moi qui vais tirer – non ne pleure pas, c'était mieux quand tu ne le faisais pas. Pense à autre chose, voilà, c'est ça, prend-le entre tes mains, comme ça, exactement, comme dans tous ces films que tu as sûrement dû regarder, si tu ne veux pas voir ne regarde pas, ça ne me gène pas. Et maintenant tire. Tire, sinon je vais le faire – et nous ne souhaitons pas, ni toi ni moi, que je le fasse, n'est-ce pas ?


Elle dit
TIRE, BORDEL, TIRE !
Et le coup part.

Fin.


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Jeudi 18 septembre 2008 4 18 /09 /Sep /2008 21:01

J'ai laissé tant de temps s'évaporer entre tes respirations. Entends-tu le souffle lourd qui pèse sur tes poumons ? Je te l'ai infligé sans le savoir, sans vraiment y croire. Sens-tu le poids insupportable du soleil qui pèse comme un fardeau sur tes épaules ? Ce devait être son rôle. Je l'ai rendu trop lumineux pour tes yeux et je t'ai caché toutes les meilleures manières d'être heureux. J'ai voulu te voir grandir et je t'ai fait enfant. Je t'ai fait faible et ignorant.

Ton coeur bat.
J'ai laissé tant de temps se blesser le long de tes veines et t'ai infligé ainsi tant de douleurs vaines. J'ai laissé tant de peines corrompre ton sang, tant de longs et insupportables tourments. J'ai permis trop de larmes, de batailles et si peu de victoires. Si peu de victoires. Tu t'es battu aveuglément pour la gloire, pour ma gloire. Tu es devenu informe, abîmé. Tu t'es perdu, gâté ; je n'ai pas su ou pas voulu t'aider. Je me suis trop de fois détourné. J'ai fait le sourd, l'aveugle et par dessus tout le muet et l'infirme. Quand ton besoin de moi était le plus éclatant, le plus immense, j'ai préféré le croire infime.
Ton coeur bat.
J'ai laissé tant de temps espacer tes espoirs. Je t'ai donné quelques droits, pour beaucoup trop de devoirs. Je t'ai alourdi de tâches en continuant de cultiver tes défaillances. Cette vie que je t'ai octroyée, je t'ai chargé de tant de raisons de la fuir, je t'ai tant poussé à l'errance. J'ai mis trop de beauté et j'ai oublié de cacher la laideur. Je t'ai abreuvé de lumière et pourtant, je t'ai accablé de noirceur. J'ai trop aimé les paradoxes. Mon sacerdoce. Tu es jeune, si jeune contre cet infini que je voulais te voir atteindre. Si jeune pour cette sagesse que, dans mes plans, tu devais étreindre.
Ton coeur bat.
J'ai laissé tant de temps rendre ton corps si sec, si froid. Je ne t'ai pas appris comment contourner mes lois. La vieillesse, la finalité, l'irrémédiable destinée, les démons que j'ai pu créer, j'ai voulu que tu les affrontes tous. Cependant, je n'ai pas pu te guider lorsque tu m'appelais à la rescousse. J'aurais dû mieux t'apprendre la contingence, la délivrance, afin que tu ne te sentes pas si déterminé, si enchaîné. J'aurais dû te faire plus véloce, que tu puisses échapper à ces bêtes féroces. Je t'ai mis tant d'obstacles, tant d'embûches, tu étais comme un intrus dans une ruche. Tu es devenu l'animal sauvage sans foi ni loi qui dévore et le mouton malingre et souffreteux que l'on dévore. Je t'ai crée loup pour toi-même. Quels odieux stratagèmes.
Ton coeur bat.
J'ai laissé tant de temps, regarde-toi, les genoux au sol et la tête posée contre la Terre, ta mère, j'ai laissé tant de temps s'enfuir. Trop de temps mourir. Et pourtant ces injustices, ces supplices, je ne les ai pas voulus. M'entends-tu ? Je ne les ai pas voulus. Mais pourrais-tu m'entendre, me comprendre ? Moi qui t'ai tant égaré, pourrais-tu me pardonner ? Il te faudrait absoudre les pêchés d'un vieillard et je t'en implore aujourd'hui. J'ignore si ma prière te parvient ; tu t'es détourné depuis longtemps d'un père dont tu n'avais hérité que de soucis.
Ton coeur bat.
J'ai laissé tant de temps nous éloigner. Le fossé entre nous s'est mué en une large crevasse, comme une bouche béante prête à t'avaler ; elle ne ferait de toi qu'une seule bouchée. J'ai laissé tant de temps se déverser, comme une cascade qui aurait noyé tous nos soupirs. Tant et si bien qu'à présent, il ne me suffit plus d'une pensée pour t'embrasser, au contraire, et plusieurs prières les mains liées sont tout juste bonnes à me laisser espérer y parvenir.
Ton coeur bat.
J'ai laissé tant de temps corrompre mes idéaux. Le temps d'effacer, d'atténuer tes cris, ceux qui m'appelaient Seigneur ou Père, le temps de perdre tes sanglots. Un temps précieux, inestimable. Un temps irremplaçable. J'ai laissé tant de temps. Tu étais mon serviteur, ma création, ma chose, mon enfant. Je t'ai fait misérable, il est vrai. Je t'ai fait homme, je t'ai fait épouvantablement simplet. Pourtant jamais tu ne t'es découragé, jamais tu n'as baissé les bras et laissé l'immuable chaîne des temps s'enrouler et se dérouler sans toi. Tu m'as exposé ta témérité et ta persévérance parfaites, tu m'as montré tes si nombreuses réussites, qui n'étaient presque jamais ce que j'avais prévu pour toi. Tu m'as surpris, désarmé. Je me suis perdu en oubliant quelle était la plus belle de mes créatures, et je suis revenu pour te retrouver métamorphosé.
Ton coeur bat.
Tu sais mon fils, je n'ai pas de main, je n'ai pas de corps, mais j'aimerais que tu te souviennes de mon omniprésence. J'ai été longtemps ailleurs, je l'admets, mais je t'en prie entends ma repentance. Je n'ai pas de main, je n'ai pas de corps, c'est pourquoi toutes ces images ne me servent qu'à te faire oublier mon intangibilité et mon éloignement. Je suis là, je veux que tu le saches, que tu te souviennes qu'il te suffit de penser à l'idée que je représente pour que je sois à tes côtés, en un instant. Souviens-toi que tu as tout ce que j'aurais voulu te donner. Ma chair, mon sang et, surtout, ma volonté.
Ton coeur bat.
Et c'est bien mon plus beau combat.

Fin.

Par Nao - Publié dans : Histoires.
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